La nuit quand je dors…, Ronald Curchod, éd. Rouergue – 2014

La nuit quand je dorsUn petit bonhomme noir dort dans son lit, le temps semble figé, et c’est là le début d’une grande aventure dans l’univers du rêve. Un univers emplit de chimères, tantôt fascinant, tantôt perturbant, mais toujours un univers d’où se dégage une certaine étrangeté, d’où émane une certaine angoisse. Un livre troublant qui nous laisse perplexe jusqu’à la dernière page. Et nous voilà refermant le livre et le rouvrir pour reprendre au début, éclaircir ce trouble qui nous envahit. 

La nuit quand je dors 4Une succession d’images parcourues pendant la nuit du bonhomme noir, des images  provenant du creux de ses rêves. Une suite de peintures que traverse le personnage, passant d’un monde à l’autre le plus souvent par les airs, rencontrant successivement un renard, un ogre (évoquant singulièrement celui du Petit Poucet), une femme aux pupilles de chat, un ours polaire abritant une tribu de pygmées sur sa tête… Et toujours le regard s’éveillant, continuellement représenté dans les illustrations à travers les yeux du bonhomme noir, à travers ceux des autres personnages qui nous fixent.

Une assiette de poils mangés et voilà qu’une barbichette pousse au menton du petit bonhomme noir… Et en dernière page, un coucou suisse est apparu sur un pan de mur de la chambre, symbole du temps qui passe…

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À partir de 10 ans

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La grosse bête, Pénélope Jossen, éd. L’École des Loisirs – 2014

La Grosse BêteC’est l’histoire d’ « une grosse bête, très féroce ». C’est aussi l’histoire d’ « une petite bête pas féroce du tout ». 

La grosse bête à un rugissement tel que la petite bête, effrayée, se cache derrière ses petites pattes. Et quand la petite bête rugit, son petit cri fait bien rire la grosse bête. 

La pauvre petite bête ne fait clairement pas le poids face à la grosse bête, sa rivale. Et cette dernière ne manque pas une occasion d’humilier la petite. Notre gros et puissant dinosaure, véritable tyran, tente de ne faire qu’une bouchée de cette toute petite bête. Heureusement pour elle, il y a une justice. 

Car les grosses bêtes, elles, si elles peuvent rugir très fort, ou encore courir très vite, elles ne peuvent pas se cacher dans de petits trous pour se protéger du danger… surtout quand il tombe des météorites… voilà qui est bien dommage… 

À partir de 4 ans – 26 pages

Promenade de nuit, Lizi Boyd, éd. Albin Michel Jeunesse – 2014

Promenade de nuitUn enfant se promène en forêt muni de sa lampe torche. Des pages noires, des contours de dessins grisés. Quelques petites touches de couleur, de ci de là, là où l’enfant balaie le faisceau de sa lampe pour éclairer la forêt dans la nuit et révéler ce qui s’y cache. Un hérisson, un renard, des champignons… C’est là tout un univers nocturne qui s’offre à nous, un univers où l’on découvre par petites touches ce qui est mis en lumière au fil de la promenade. 

Soudain, une pierre. Le petit garçon trébuche et se retrouve par terre. La lampe de torche roule plus loin. Mais qui la récupérée ? Hop, c’est l’heure d’aller dormir à présent. 

La découverte de l’univers merveilleux qu’est celui de la nuit. Un univers poétique, fait de mystères et de silences. 

À partir de 3 ans – 40 pages

L’Alphabet du sapin, Puño, éd. La joie de lire – 2014

L'Alphabet du sapinUn album sans texte, avec des illustrations pleines pages qui reprennent tour à tour les 26 lettres de l’alphabet. Au jeune lecteur de retrouver ces lettres cachées parmi des mises en scène divergentes et chaotiques qui se passent toujours dans les bois : des prisonniers qui s’enfuient, un couple qui campe, un chevalier terrassant un dragon, un incendie ravageur ou encore la déforestation.

Et à chaque page, le sapin, représenté différemment selon les événements, luttant contre le temps, traversant les époques, témoin des guerres, des incendies et autres catastrophes naturelles et humanitaires. 

À partir de 4 ans – 64 pages